La Petite Route de l’ Esclave

La Petite Route de l’ Esclave

Lancée par l'UNESCO en 1994, la (petite) route de l'esclave représente la dernière portion du parcours qu'empruntaient les esclaves. La ville de Ouidah constitue le deuxième site majeur de déportation d'esclave en Afrique noire. Au total, c'est plus d'un million de fils et filles du Bénin qui ont quitté leur terre pour les Amériques, en passant par le site de la porte du non-retour de Ouidah. 

Le marché aux esclaves

Au début de la route, la place Chacha. Son origine provient du nom de Felix Francisco De Souza dit Chacha, un métis brésilo-portugais venu s'installer à Ouidah pour le commerce d'esclaves. Il s'était allié au roi Guézo et devint vice roi à titre honorifique en vue de faciliter ses affaires. Cette place constitue un ancien marché aux esclaves sur lequel les européens venaient s'approvisionner. Une fois achetés, les esclaves y étaient marqués par les maîtres pour pouvoir les reconnaître à destination. 

La case Zomaï

Lieu où étaient entreposés les esclaves après/avant d'arriver à l'arbre de l'oubli

l'arbre de l'oubli

Puis vient l'étape de l'arbre de l'oubli. Autour de cet arbre, les hommes devaient tourner 9 fois et les femmes 7 afin d'oublier leurs cultures, traditions et identités. C'était un processus qui visait à gommer qui ils étaient, à gommer leur humanité. 

Le dernier village - Zoungbodji

Zoungbodji est le nom du dernier village que traversent les esclaves. C'est l'avant dernière halte avant le départ. A l'époque, c'est à Zoungbodji qu'était installé le poste de douane du Danhomè administré par le Kakanakou, régent du roi dont le rôle était de surveiller toutes les transactions . Les esclaves y étaient affaiblis à dessein afin de limiter les risques de révolte ou de fuite. 

La Fosse commune (Mémorial de Zoungbodji)

Toujours à Zoungbodji, il existait alors une fosse commune de 10m de profondeur et 6m de large dans laquelle étaient jetés sans distinctions les esclaves hommes, femmes, vivants comme décédés, vieux, maladif etc... 

L'arbre du retour

Lors de la traversée, de nombreux esclaves perdirent la vie. L'arbre du retour, installé à Zoungbodji, était censé permettre aux âmes de ces derniers, un retour sur la terre de leurs ancêtres afin d'y trouver le repos éternel. Cet arbre servait a l'époque de support pour des rituels destinés au retour des âmes. 

La porte du non retour

Etape finale, c'est à cet endroit que les esclaves embarquaient sur les caravelles via de petites embarcations en vue de la traversée de l'océan. Ce lieux aujourd'hui est un lieu de souvenir qui perpétue la mémoire de ces faits historiques et tragiques mais si importants pour toute les communautés afro-descendantes. 

  • Étoile
  • Étoile
  • Étoile
  • Étoile
  • Étoile